Pendant la maladie d’Evelyne, et sans m’en rendre compte, j’ai commencé à écrire.
Au début, il n’y avait pas de projet, juste le besoin de poser des mots, de ne pas laisser tout ce que nous vivions rester en moi. Écrire est devenu une manière de rester au plus près de la réalité, sans détourner les yeux.
Avec Evelyne, tout a changé, le quotidien, les repères, le rythme. Il a fallu réapprendre à vivre, à s’adapter, à avancer sans toujours comprendre, et dans ce chemin, l’écriture s’est imposée. Elle a pris la place de ce que je ne disais pas et elle est devenue une alliée, presque une présence.
Revenir sur certains moments a été difficile, les écrire, c’était les revivre. Mais c’était aussi leur donner une place, pour qu’ils ne disparaissent pas avec le temps.
Ce texte est devenu un témoignage sincère, porté par les émotions vécues.
Aujourd’hui, l’écriture et la correction sont terminées et je ressens un apaisement, difficile à expliquer, comme si quelque chose en moi trouvait enfin sa place. Terminer cet ouvrage marque une nouvelle étape dans le deuil. Je vais maintenant passer à l’étape suivante, celle de l’envoi à des éditeurs.
Ce livre est un hommage à Evelyne, mais il est aussi là pour que quelque chose d’elle continue de vivre, pour que son histoire puisse accompagner ceux qui doutent, ceux qui aiment, et ceux qui traversent, eux aussi, des moments difficiles.
Quoi qu’il arrive, j’éprouve aujourd’hui un immense plaisir d’avoir terminé cet ouvrage, et le désir de le tenir un jour entre mes mains.
Pour moi, écrire ce livre, c’est transformer l’absence en présence.





















































