J’ai récemment reçu une lettre écrite à la main par un ami après la lecture de mon livre « Le bon grain et l’ivraie » et ce geste m’a profondément touché.
Prendre le temps d’écrire, de poser ses mots pour dire ce que l’on a ressenti est devenu peu fréquent. Pourtant, c’est sans doute l’une des plus belles formes d’attention que l’on puisse offrir.
Dans sa lettre, il ne parle pas seulement du livre, mais de ce qu’il a fait naître en lui, de ces émotions qui l’ont accompagné au fil des pages, jusqu’à parfois se reconnaître « comme face à un miroir », dans ses propres doutes et ses propres tempêtes.
Cela m’a fait comprendre que lorsque l’on écrit avec sincérité, les mots ne nous appartiennent plus vraiment. Ils deviennent un espace où chacun peut venir retrouver un peu de lui-même, avec son histoire.
Je suis aussi heureux de voir qu’il puisse penser qu’il pourrait écrire à son tour, car je suis persuadé que cela lui ferait du bien, une très belle thérapie, comme cela l’a été pour moi. Poser des mots sur une feuille de papier apaise.
Au-delà de ses mots, c’est le temps qu’il a pris qui me touche le plus.
Je sais qu’il se reconnaîtra dans ces quelques lignes.
Merci pour la lecture, pour les mots, et surtout pour ce temps que tu as pris pour moi.






















































